Hausse des taux de crédit immobilier en septembre 2026 : ce que ça change à Romans-sur-Isère
Les taux de crédit immobilier remontent en septembre 2026
La stabilité du printemps et de l'été est terminée. Depuis le 1er septembre 2026, les banques ont relevé leurs barèmes de crédit immobilier, sous l'effet des tensions sur le marché obligataire. En croisant les baromètres des grands courtiers (Cafpi, Meilleurtaux, Pretto, Vousfinancer), les taux moyens se situent à :
- 15 ans : 3,23 % (Cafpi), 3,28 % (Meilleurtaux), 3,40 % (Vousfinancer), 3,43 % (Pretto)
- 20 ans : 3,40 % (Meilleurtaux), 3,43 % (Cafpi), 3,50 % (Vousfinancer), 3,54 % (Pretto)
- 25 ans : 3,50 % (Meilleurtaux), 3,53 % (Cafpi), 3,60 % (Vousfinancer), 3,61 % (Pretto)
Ces moyennes correspondent aux barèmes transmis par les banques aux courtiers, hors assurance emprunteur. Elles ne disent pas tout : dans la vraie vie, le taux dépend d'abord de la qualité du dossier.
Le vrai barème, profil par profil (25 ans)
C'est la lecture la plus utile pour un acheteur. Sur le baromètre par profil publié par MoneyVox à partir des relevés Meilleurtaux :
- Bon dossier : environ 3,74 % sur 25 ans (3,62 % sur 20 ans, 3,58 % sur 15 ans)
- Très bon dossier : environ 3,52 % sur 25 ans (3,40 % sur 20 ans, 3,32 % sur 15 ans)
- Excellent dossier : environ 3,20 % sur 25 ans (3,10 % sur 20 ans, 3,00 % sur 15 ans)
Autrement dit, un profil moyen ou juste correct se voit bien proposer autour de 3,7 à 3,8 % sur 25 ans en agence aujourd'hui, pendant qu'un excellent dossier (apport solide, revenus stables, faible endettement, épargne conservée) descend vers 3,20 %. Entre les deux, l'écart dépasse un demi-point : sur 250 000 € empruntés sur 25 ans, cela représente environ 75 € par mois et plus de 22 000 € d'intérêts sur la durée du prêt. Mettre les banques en concurrence n'a jamais été aussi rentable.
Pourquoi cette hausse maintenant ?
La raison est à chercher du côté de la dette de l'État. Début septembre, l'OAT 10 ans — le taux auquel la France emprunte — a atteint des niveaux inédits depuis 2009, au-delà de 4 %. Or les banques se refinancent en partie sur ce marché : quand le coût de l'argent monte pour elles, les barèmes clients suivent avec quelques semaines de décalage.
S'y ajoute un contexte budgétaire et politique incertain, qui pousse les investisseurs à exiger une meilleure rémunération. Tant que cette tension obligataire dure, le scénario d'une nouvelle baisse des taux immobiliers n'est plus le scénario central. Les courtiers tablent plutôt sur une remontée progressive — entre 3,7 % et 4 % sur 20 ans d'ici la fin de l'année si la BCE remonte ses taux directeurs comme attendu.
Combien ça coûte vraiment à un acheteur ?
Prenons un couple qui emprunte 250 000 € sur 20 ans :
- À 3,45 % (barème d'août) : environ 1 435 €/mois
- À 3,54 % (haut du barème de septembre) : environ 1 447 €/mois
Douze euros par mois, cela semble peu. Mais raisonnons à l'envers, comme le fait la banque : à mensualité constante de 1 435 €, la capacité d'emprunt passe d'environ 250 000 € à 248 000 €. Et si la hausse se poursuit d'un quart de point supplémentaire d'ici la fin de l'année, ce sont près de 6 000 € de budget en moins pour vos acquéreurs.
C'est exactement ce mécanisme qui, sur le secteur de Romans-sur-Isère, écarte progressivement certains acheteurs des biens situés au-dessus de 300 000 €.
Vous vendez à Romans-sur-Isère ou en Drôme : 3 conséquences concrètes
- Le prix juste devient décisif. Quand le budget des acheteurs se réduit, un bien surévalué de 5 % ne se négocie pas : il ne reçoit tout simplement plus de visites, parce qu'il sort des filtres de recherche.
- Ne laissez pas traîner un acheteur qui a son accord de principe. Un accord bancaire obtenu en août au barème d'août reste valable ; le même dossier redéposé en octobre peut être recalé. Sécuriser le compromis vite, c'est sécuriser la vente.
- Vérifiez la solidité du financement avant d'accepter une offre. C'est mon travail : je demande systématiquement une simulation ou une attestation de courtier récente avant de vous conseiller de signer. Une vente qui échoue au financement, c'est trois mois perdus et un bien qui « traîne » aux yeux du marché.
Vous achetez : comment limiter la casse
- Faites monter votre dossier maintenant, avant de visiter. Un accord de principe de moins de 15 jours vous rend prioritaire face à un autre acquéreur.
- Négociez l'assurance emprunteur : la délégation d'assurance peut représenter l'équivalent de 0,20 à 0,40 point de taux, soit bien plus que la hausse de septembre.
- Réduisez la durée si votre budget le permet : 20 ans plutôt que 25 ans, c'est un taux plus bas et un coût total nettement inférieur.
- Ciblez les biens à bon DPE : les banques regardent de plus en plus la performance énergétique, et certaines conditionnent des enveloppes travaux à un projet de rénovation chiffré.
- N'attendez pas « que ça rebaisse ». Personne ne sait. En revanche, un bien acheté au bon prix aujourd'hui pourra toujours être renégocié par un rachat de crédit demain.
Le marché local reste actif malgré la hausse
Une hausse de barème n'est pas un blocage du marché. Sur Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Mours-Saint-Eusèbe ou Saint-Donat-sur-l'Herbasse, la demande reste là : les biens correctement estimés, propres et bien présentés continuent de partir en quelques semaines. Ce qui change, c'est la tolérance à l'erreur de prix : elle est aujourd'hui proche de zéro.
Mon conseil
Si vous envisagiez de vendre « peut-être au printemps », la rentrée reste une meilleure fenêtre : les acheteurs de septembre-octobre sont motivés et souvent déjà financés, et personne ne garantit des conditions de crédit plus douces en 2027.
Vous voulez savoir ce que vaut votre bien dans ce contexte ? Faites votre estimation en ligne gratuite — elle s'appuie sur les ventes notariales réelles autour de chez vous — puis appelons-nous pour affiner ensemble et parler timing.
